Comprendre

La photogrammétrie par drone de la photo à la mesure

Spécialiste de l'image technique, je réalise des orthophotographies, des modélisations 3D et j'illustre vos rapports d'étude. Voici comment, à partir de photographies prises par drone, on obtient des mesures fiables d'un terrain.

Du levé à la mesure, sur un levé réel

Chargement du levé…

Photos réelles d'un levé de carrière : 120 m de hauteur, recouvrement 85 % / 85 %. Mesures calculées sur le modèle (hauteurs réelles, relief exagéré à l'affichage). Données anonymisées : aucune coordonnée, altitudes relatives.

Qu'est-ce que la photogrammétrie ?

La photogrammétrie est la technique qui permet de mesurer un objet ou un terrain à partir de photographies. Un même point, vu sur plusieurs images prises de positions différentes, peut être situé dans l'espace par triangulation, comme nos deux yeux perçoivent le relief.

Par drone, des milliers de photographies aériennes haute définition sont prises en se recouvrant largement. Le traitement photogrammétrique les assemble pour produire un nuage de points, un modèle 3D, puis une orthophotographie, ou orthophotoplan : une image de la surface terrestre rectifiée géométriquement et égalisée.

Ce traitement ne crée pas qu'une image : il représente surtout la surface sous la forme d'un nuage de points. La position de chaque objet est ainsi connue dans l'espace, à la fois en planimétrie (placement horizontal) et en altimétrie (hauteur). C'est ce qui permet de voir avec fiabilité, mais surtout de mesurer très précisément distances, surfaces et volumes.

Le traitement photogrammétrique

Douze étapes, des photos au plan

  1. 01

    Prise de vues

    Le drone suit un plan de vol en lignes parallèles, à hauteur constante (ici 120 m). Les photographies se recouvrent largement, le long d'une ligne comme d'une ligne à l'autre : chaque point du sol apparaît sur de nombreuses images. La position de chaque prise de vues est enregistrée ; des points de contrôle mesurés au sol permettent de caler précisément le modèle. Pour la zone illustrée ici, plus de 700 photos prises à 120 m avec un capteur 1 pouce de 20 mégapixels : environ 3,3 cm par pixel au sol.

  2. 02

    Nuage de points clairsemé

    Le logiciel repère dans les photos des milliers de points caractéristiques communs à plusieurs images : les points de liaison. Leur mise en correspondance retrouve la position et l'orientation exactes de chaque prise de vues. C'est l'aérotriangulation, qui produit un premier nuage, clairsemé.

  3. 03

    Nuage de points dense

    Les images une fois orientées, la corrélation est menée pixel par pixel : des millions de points sont calculés, chacun avec sa position (X, Y, Z) et sa couleur. Près de 27 millions pour la zone illustrée ici. Le nuage dense est la donnée de base de toutes les mesures.

    Nuage de points dense d'une carrière, calculé par photogrammétrie à partir de photos prises par drone
    Nuage de points dense : près de 27 millions de points, chacun avec sa position et sa couleur.
  4. 04

    Classification des points

    Chaque point reçoit une catégorie : sol, végétation haute ou basse, engins et installations, stocks, eau, pistes… La classification sépare le terrain de ce qui est posé dessus, et permet de calculer un modèle du sol nu (MNT) en plus du modèle de surface (MNS).

  5. 05

    Maillage 3D

    Les points sont reliés en un réseau de triangles : le maillage. Le nuage devient une surface continue, sur laquelle se calculent pentes, profils et volumes.

    Maillage 3D d'une carrière : surface triangulée à partir du nuage de points
    Maillage 3D : la surface continue, avant la texture des photos.
  6. 06

    Modèle 3D texturé

    Les photographies sont projetées sur le maillage : le modèle restitue l'aspect réel du site, que l'on peut parcourir sous tous les angles. C'est la base des modélisations 3D de terrains, de bâtiments ou de patrimoine.

  7. 07

    Relief ombragé

    Le modèle numérique de surface donne l'altitude en chaque point. Ombré et coloré selon la hauteur, il fait ressortir le relief : fronts de taille, gradins, merlons, stocks. Les engins et installations en sont retirés pour ne garder que le terrain.

  8. 08

    Pentes

    La pente est calculée en chaque point du terrain réel, puis classée (0–5°, 5–15°, 15–30°, 30–45°, plus de 45°). Elle localise talus et fronts de taille, pour la sécurité comme pour le réaménagement.

  9. 09

    Orthophotographie

    Les photographies sont redressées pour corriger la perspective et les déformations dues au relief, puis assemblées et égalisées en une seule image. Contrairement à une simple photo aérienne, l'orthophotographie a la même échelle partout : elle se superpose à un plan ou à un SIG et se mesure directement.

  10. 10

    Mesures

    Distances, surfaces et volumes se calculent sur le modèle : longueur d'une piste, surface d'un fond de fouille, cubature de chaque stock. Avec un suivi régulier, la comparaison de deux levés donne l'évolution : déblais, remblais, reste à creuser, quantité de matériaux stockés.

  11. 11

    Courbes de niveau

    Le modèle produit les courbes de niveau, ici tous les mètres avec des courbes maîtresses tous les 5 m : la lecture classique du relief sur un plan.

  12. 12

    Plan

    Courbes, crêtes et pieds de talus, pistes, emprise du site, stocks et volumes sont réunis sur un plan, avec cartouche, légende, échelle et nord : plan topographique, plan d'aménagement ou de réaménagement, cartographie environnementale.

    Plan topographique d'une carrière issu d'un levé par drone : courbes de niveau, talus, piste, stocks et tableau des volumes
    Plan topographique : courbes de niveau, talus, stocks numérotés et tableau des volumes.

Ce que je livre

Vos données, sous la forme dont vous avez besoin

Plans, rapports, fichiers pour vos logiciels… et surtout un espace en ligne qui vous est réservé, pour voir et analyser vos levés en toute confidentialité.

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Un viewer dédié, privé et confidentiel

Chaque client dispose de son propre espace en ligne, protégé par un code d'accès : carte, mesures, volumes des stocks, plans et rapports s'y consultent et s'y mesurent dans le navigateur, sans logiciel à installer. Vos levés restent consultables d'une campagne à l'autre pour suivre l'évolution du site.

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Plans et rapports

Plans topographiques, plans d'aménagement et de réaménagement, rapports d'étude illustrés : des documents précis, compréhensibles par ceux qui décident.

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Les fichiers de vos outils

Les exports dont vous avez besoin pour vos propres logiciels : PDF, CSV et SIG.

Usages

Voir, mesurer, suivre dans le temps

Plans topographiques, plans d'aménagement et de réaménagement, cartographie environnementale, cubatures : la photogrammétrie par drone répond aux besoins de nombreux métiers.

  • Carrièresvolumes des stocks, reste à creuser, suivi de l'extraction et du réaménagement
  • Chantiersdéblais et remblais, volumes déblayés, avancement des travaux
  • Géomètresorthophotographies et modèles de terrain à grande échelle
  • Architectes et promoteursétat des lieux, relief, insertion d'un projet dans son site
  • Bureaux d'études en environnementcartographie des milieux, pentes, suivi d'un site dans le temps
  • Collectivités territorialesaménagement, patrimoine, gestion des espaces

Questions fréquentes

En bref

Quelle différence entre une orthophotographie et une photo aérienne ?

Une photo aérienne est une perspective : l'échelle varie avec la distance et le relief, les bâtiments penchent. L'orthophotographie est redressée et assemblée à partir de nombreuses photos : son échelle est la même partout, on peut y mesurer distances et surfaces et la superposer à un plan.

MNS et MNT : quelle différence ?

Le modèle numérique de surface (MNS) décrit tout ce que voit le drone : sol, végétation, bâtiments, engins. Le modèle numérique de terrain (MNT) décrit le sol nu, une fois la végétation et les objets retirés grâce à la classification des points.

Comment mesure-t-on le volume d'un stock ?

Le contour du stock est tracé sur le modèle ; le volume est calculé entre la surface du stock et une surface de base passant sous celui-ci. En répétant le levé, on suit l'évolution des stocks et des volumes extraits.

Quelle est la résolution d'un levé par drone ?

Elle dépend de la hauteur de vol et de l'appareil photo : à 120 m de hauteur, avec le capteur 1 pouce de 20 mégapixels du levé illustré ici, chaque pixel de l'orthophotographie représente environ 3,3 cm au sol. Des points de contrôle mesurés au sol améliorent le calage du modèle.

Faut-il une autorisation pour faire voler un drone sur une carrière ou un chantier ?

Les vols de drone sont encadrés par le règlement européen (UE) 2019/947. Selon le risque, un vol relève de la catégorie « ouverte », avec des limites strictes (distance aux personnes, aux zones habitées…), ou de la catégorie « spécifique » : l'exploitant doit alors être déclaré auprès de l'autorité nationale (la DGAC en France) et voler selon un scénario standard, comme le STS-01, ou avec une autorisation. Sur les sites sensibles et réglementés, l'intervention se fait sous protocole.

TOPOPHILIA

Une orthophotographie, un modèle 3D, un calcul de volumes ?

Découvrez les solutions et les démonstrations interactives sur des levés réels, ou parlons de votre projet.

Olivier Lattuga — formé à la photographie puis diplômé de l'EHESS, je travaille depuis quinze ans l'image technique et le territoire. Basé à Lyon, j'interviens partout en France.

Exploitant UAS déclaré auprès de la DGAC — scénario standard européen STS-01 (règlement (UE) 2019/947) — interventions sous protocole en sites sensibles et réglementés.