Patrimoine et détection des anomalies l'état d'un édifice relevé par drone
Pour les architectes du patrimoine, les maîtres d'ouvrage et les collectivités : avant les travaux, je relève l'édifice par drone et au sol. Vous voyez chaque façade et chaque toiture, et chaque défaut repéré sur les photos, à sa place sur l'édifice.
Les défauts d'une collégiale, replacés en 3D
114 défauts repérés sur les photos, dont 25 tirés du rapport d'inspection, chacun dans la couleur de sa catégorie ; 33 appellent une investigation rapprochée. Lancez la détection, puis cliquez sur un cadre pour ouvrir la photo qui le montre.
Données réelles anonymisées, présentées à titre d'illustration.
Pourquoi scanner un édifice par drone ?
Le drone photographie toutes les faces de l'édifice, toitures comprises, à distance de sécurité. Sur la collégiale présentée ici, il a volé entre 19 et 42 m des parois, et chaque pixel couvre 5 à 11 mm de maçonnerie.
Une analyse automatique repère les défauts sur les photos. Je contrôle chaque détection à pleine résolution avant de la replacer sur le modèle 3D.
Je vous conseille le scan complet : le drone passe au plus près de la structure et relève tout l'édifice à la résolution maximale, en un seul passage sur site. Le scan de pré-diagnostic se fait plus loin des parois. L'architecte ou le bureau d'études en charge du dossier décide ensuite de la suite : scan complet, ou partiel sur certaines zones en pleine résolution, intervention de cordistes, etc.
À l'intérieur, l'eau et les fissures
Dans une autre église, je photographie l'intérieur au sol, en panoramas à 360°, puis je relève les défauts comme sur la collégiale : 113 défauts nets à pleine résolution sur quatre points de vue. Regardez autour de vous et cliquez un cadre pour ouvrir sa photo.
Autres défauts relevés à l'intérieur
- Fissures et joints ouverts
- Humidité et infiltrations
- Enduits et peintures décollés
- Chutes de matériaux





Du survol au rapport
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01
Préparation
Nous fixons ensemble les faces à relever, les accès et les contraintes du site. Je prépare le plan de vol et les démarches ; en site sensible ou réglementé, j'interviens sous protocole.
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02
Le survol
Le drone photographie l'édifice entier à distance de sécurité. Au sol, je photographie l'intérieur et les détails, en HDR dans les volumes sombres.
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03
L'analyse, automatique et supervisée
Une IA repère les défauts sur les photos. Je contrôle chaque détection à pleine résolution et j'écarte les éléments normaux de l'édifice : chatières, trous de boulin, câble de paratonnerre.
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04
Le rapport
Vous recevez les défauts classés par catégorie, chacun avec sa photo, son emplacement et son degré de certitude, et la liste de ceux qui demandent une investigation rapprochée.
Ce que vous recevez
Un espace en ligne pour l'édifice
Le modèle 3D, les défauts et leurs photos, les orthophotographies : vous consultez tout dans le navigateur, sur un espace privé protégé par un code d'accès, sans logiciel à installer.
Le rapport de diagnostic
Défauts classés, photos repérées, degré de certitude et priorités d'investigation, en PDF pour l'architecte et le maître d'ouvrage.
Orthophotographies et modèle 3D
Façades et toitures à l'échelle en JPEG ou TIFF ; modèle 3D en OBJ, Collada, PDF 3D ou pour Google Earth.
Questions fréquentes
Peut-on faire voler un drone près d'un monument ?
Oui, dans le cadre du règlement européen (UE) 2019/947 : selon le site, en catégorie ouverte ou en catégorie spécifique, l'exploitant étant alors déclaré auprès de la DGAC. En site sensible ou réglementé, l'intervention se fait sous protocole.
Quelle précision obtient-on sur les façades ?
La précision dépend de la distance à l'édifice pendant le survol. En règle générale, elle est inférieure à 5 mm par pixel. On y repère une ardoise manquante, une fissure ouverte ou un joint dégradé, et on mesure directement sur l'image.
Ce relevé remplace-t-il un diagnostic ?
Ce relevé sert de diagnostic avant la prise de décision : il permet de localiser et de classer les défauts visibles. L'architecte ou le bureau d'études les qualifie et décide des travaux ; une investigation rapprochée vérifie ceux qui le demandent.
Comment évitez-vous les fausses alertes de l'analyse automatique ?
Je relis chaque détection sur sa photo, à pleine résolution. Sur la collégiale, j'en ai écarté plus de quarante : chatières, trous de boulin, câble de paratonnerre, ombres et joints pris pour des fissures.
Relevez-vous aussi l'intérieur ?
Oui. Je photographie l'intérieur depuis le sol, en HDR pour garder le détail dans les voûtes sombres comme près des vitraux, et je relève les défauts de la même façon.
Un édifice à relever avant les travaux ?
Parlons de votre édifice, ou revoyez la démonstration 3D de la collégiale.
Olivier Lattuga, formé à la photographie puis diplômé de l'EHESS, travaille depuis quinze ans l'image technique et le territoire. Basé à Lyon, il intervient partout en France.
Exploitant UAS déclaré auprès de la DGAC — scénario standard européen STS-01 (règlement (UE) 2019/947) — interventions sous protocole en sites sensibles et réglementés.
